AS Milena
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Ada, quand avez-vous commencé à dessiner ?

Je crois que je suis née avec un stylo dans la main. J’ai grandi entourée par des parents artistes absolument merveilleux qui font des choses fantastiques. J’ai tout de suite compris que le dessin permettait d’ouvrir sans fin le chemin de l’imagination. On peut faire tout ce que l’on veut, comme on veut, sans frontières. L’imagination emmène partout, il suffit de vouloir la suivre.

Je ne passe pas un moment sans un crayon dans la main. C’est vraiment ma raison de vivre. J’aime la sonorité des choses mais le dessin ouvre une autre porte que chacun peut comprendre. Si je vais dans un autre pays, je ne comprends pas forcément la langue, en revanche je peux dessiner et là tout le monde le comprend. Le dessin est multiculturel.

Où vous conduit votre imagination en général ?
 L’imagination, c’est tout ce qui me passe par la tête et qui décide à un moment donné de sortir, de s’échapper. Cela dépend aussi beaucoup de ce que je rencontre, de ce que je lis, de ce que je vois. En ce moment par exemple, j’ai une grande passion pour le Japon et cela m’influence beaucoup. J’ai commencé à lire, à voir des films et même à apprendre le japonais ! Ce que j’aime dans leur travail c’est leur côté très minutieux. Je me suis donc mise à dessiner une série de monstres et je passe des heures à travailler les détails. J’ai l’impression en les dessinant de partager la sérénité d’esprit des Japonais. J’y passe un temps fou par pur plaisir.

Menez-vous un seul projet artistique à la fois ?

Non, je travaille toujours sur plusieurs projets en même temps. En ce moment je dessine les monstres mais aussi des animaux qui existent mais sont méconnus. Je fais aussi des bandes dessinées dont le héros est en fait mon chien. C’est une énorme source d’inspiration pour moi. Je l’observe beaucoup et je crois que c’est réciproque ! J’aime bien imaginer ce qu’il pense des humains. Quand je dessinais mon chien, je me suis rendue compte que je dessinais aussi des oiseaux tout ronds que j’ai appelé Loumis. Comme j’en ai dessiné beaucoup, ils ont commencé à former une famille. Après j’ai décidé de leur inventer des amis et voilà comment une histoire pour enfants s’est mise à exister. En fait j’invente l’histoire et dès que je dessine, les personnages prennent vie comme ils l’entendent.

Quel rôle joue la couleur dans vos dessins ?

Quand j’ai commencé à dessiner, je n’arrivais pas à comprendre les couleurs. Je travaillais toujours en noir et blanc, parce que j’aime leurs ombres. Dès que je touchais aux couleurs, j’en mettais trop, je ne parvenais pas à les maîtriser. C’est quand un professeur m’a dit que j’avais le sens des couleurs que j’ai décidé de les utiliser autrement et que j’ai fini par les apprivoiser. Aujourd’hui la couleur a toute sa place dans mes dessins… même si j’aime toujours autant travailler en noir et blanc.

Avec quelles techniques travaillez-vous ?

Un peu toutes. J’utilise beaucoup les encres, les aquarelles, les crayons, les feutres, le stylo, les gouaches, en fait tout ce qui me tombe sous la main.

Quelles émotions aimez-vous provoquer chez les personnes qui regardent vos dessins ?

J’aime par dessus tout donner le sourire aux personnes qui regardent mes dessins. J’ai envie qu’ils leur permettent de s’échapper, que cela les fasse voyager, leur donne un esprit de découverte et de curiosité. C’est cela qui me rend heureuse et me pousse à continuer.